Les concerts-rencontres du musée de Cluny

 10-11 septembre 2017

à deux voix

Vivabiancaluna Biffi (chant et vièle à archet)
Marc Mauillon
(chant)

De part et d’autre des Alpes, entre 14e et 16e siècles, la France et l’Italie se renvoient la balle : les compositeurs et leurs œuvres voyagent et s’influencent. Accompagnées à la vièle, une voix féminine et une voix masculine nous invitent à les suivre au fil des compositions de Machaut, Landini, Tromboncino et de quelques anonymes…
Viviabiancaluna Biffi et Marc Mauillon, artistes complices, ont construit ce duo selon leurs goûts et leurs désirs en suivant l’alliage sonore de leurs subtiles couleurs vocales : deux lignes qui se fondent, se croisent, se rapprochent ou s’éloignent, unies et harmonieuses.


8-9 octobre 2017

Mélodies en voyage

Silke Gwendolyn Schulze  (flûtes à bec, chalemie, douçaine, flûte double, flûte et tambour, triangle)

Cette promenade onirique nous emmène entre 12e et 14e siècles, sur les chemins de l’Europe médiévale. Nous y suivons les traces d’une joglaresse ou menestrella, voyageant de cour en cour, ensorcelant ses contemporains et leur transmettant les plus belles mélodies. Les lignes musicales des chansons de troubadours et trouvères, des Cantigas de Santa Maria et des compositions de Guillaume de Machaut ou de Gherardello da Firenze sont ici magnifiées par les couleurs sonores – tour à tour simples, riches, chaleureuses, inattendues – d’instruments rares : flûtes et hautbois anciens.


12-13 novembre 2017

Du rebab au rebec

Ensemble El so morisco
Olivier Féraud
(luth, guiterne, vièle, rebab), Clément Gauthier (chant, tambourin à cordes), Maurice Moncozet (chant, rabey, rebec, flûte)

Le rebab, vièle à archet à deux cordes et à table en peau iriginaire d’Al Andalus, est aussi appelée rabey dans l’occitan des troubadours et deviendra le rebec à partir du 14e siècle.
À l’occasion de la reconstitution par Olivier Féraud de deux rebabs médiévaux est née l’idée de ce programme qui rend hommage aux échanges musicaux dans le Sud de la France et l’Espagne médiévale.
En croisant les répertoires des chansons de troubadours et des Cantigas de Santa Maria – dont les enluminures recèlent plusieurs exemples de ces instruments – le trio fait revivre ces chansons sur l’air de mon rabey qui me plaît tant… ainsi que le disait le troubadour Raimbaut de Vaqueyras.


10-11 décembre 2017

Kairos, l'improvisation à l'aube de la Renaissance

Ensemble La Lyra
Vivabiancaluna Biffi
(vièle à archet, chant), Angélique Mauillon (harpe gothique, chant), Bor Zuljan (luth, guiterne)

Durant la deuxième moitié du 15e siècle, les cours de Ferrare, Mantoue, Milan ou encore Florence deviennent des lieux d’expérimentation inspirés par les idées néo-platoniciennes de penseurs comme Marsile Ficin. La pratique musicale influencée par leurs approches privilégie une « musique de l’instant » – kairos, en opposition au kronos – et l’improvisation est naturellement au cœur de cette pratique.
Ce programme réunit les différentes traditions, savantes et populaires, qui coexistaient en Italie autour de 1500, toutes imprégnées par l’improvisation vocale et instrumentale, des polyphonies ornées aux danses enjouées


14-15 janvier 2018

Chants de la ferveur populaire

Ensemble Discantus
Christel Boiron, Hélène Decarpignies, Lucie Jolivet, Caroline Magalhaes, Catherine Sergent
(chant et cloches à main)
Brigitte Lesne
(chant, harpe-psaltérion, percussions, direction)

Chansons de pèlerins et chansons à la Vierge témoignent de l’élan des musiques sacrées hors de l’église à partir des 12e et 13e siècles. Un magnifique manuscrit, le Codex Calixtinus, recueille ainsi les chants que les pèlerins pouvaient entendre à leur arrivée dans la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle au 12e siècle. De nombreuses chansons populaires, transmises par la tradition orale ou notées plus tardivement, accompagnent aussi leurs périples entre France et Espagne au fil des siècles.
Également empreintes de la ferveur populaire qui marque le développement du culte marial, des chansons à la Vierge – calquées sur l’art de l’amour courtois, ou racontant ses miracles – complétent ce programme.